qui a tué
blanche neige ?
création 2026-2027
À l’aube, pendant son footing, un chasseur fait une découverte macabre : le corps sans vie d’une petite fille abandonnée près d’une rivière. C’est celui de Neige, la fille du roi disparue sept ans plus tôt.
Cette révélation donne le coup d’envoi à une enquête qui nous entraîne dans les dessous de la dictature imposée par la reine. Depuis la disparition de la petite fille, la belle-mère gouverne sur le royaume aux côtés d’un roi endeuillé, muet et impuissant.
La régente impose un régime drastique et totalitaire à toute la population : corps parfaits, muscles saillants, ventres plats. Le gras n’existe pas. Chaque semaine, les habitant·es sont pesé·es sur la place du village.
Qui a tué Blanche-Neige est une réécriture féroce et farfelue du conte, un thriller théâtral qui interroge notre obsession de l’apparence et la dictature du regard.
Calendrier de création
Lecture publique de la pièce
Février 2026 - Angers
Répétitions
Octobre 2026 - Le Mans
Répétitions
Octobre 2026 - Beaupréau-en-Mauges
Répétitions et présentation d'une maquette
Novembre 2026 - La Flèche
Reprise des répétitions et création
Novembre 2027 - La Flèche
Le Projet
Pour la troisième création de la compagnie, nous poursuivons notre exploration des grandes œuvres fondatrices. Après la comédie de Molière (Un Misanthrope, 2022) et la tragédie shakespearienne (Roméo & Juliette, 2025), nous revisitons cette fois-ci un conte qui a profondément marqué l’imaginaire collectif.
Blanche-Neige trouve ses origines dans une légende médiévale germanique, d’abord conçue comme un conte initiatique féminin retraçant les étapes de la vie des femmes : puberté, mariage, maternité, peur de vieillir ou de la sexualité. À partir du XIXe siècle, sous l’influence des frères Grimm puis de Walt Disney, ce récit est transformé par un regard masculin en fable moralisatrice où la beauté féminine devient à la fois récompense et danger. La figure active et symboliquement initiatrice cède la place à une héroïne passive, douce et obéissante, centrée sur l’attente du prince. Blanche-Neige devient ainsi un outil de diffusion des normes genrées, où l’apparence et la rivalité féminine sont dictées par le regard extérieur, incarné par le miroir.
“Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle ?”
Le conte suit les péripéties d’une reine obsédée par son image qui martyrise sa (belle-)fille, qu’elle considère comme une rivale. Elle interroge son miroir magique qui les compare et les met en compétition. Sa réponse la pousse à éliminer celle qu’il désigne comme la plus belle. Ce reflet imposé devient le juge impitoyable de la valeur des corps, révélant une société où la beauté est une obligation, et où le pouvoir dépend du regard des autres.
Un nez trop gros, des cuisses trop larges, un ventre trop mou, des bras trop fins… qui n’a pas un jour souhaité changer une partie de son corps ? L’exposition aux réseaux sociaux fait de ces standards de beauté imposés par la télévision et le cinéma des sources d’angoisse et de jugement pour les jeunes. Ce spectacle, qui s’adresse à un public dès 14 ans, sera l’occasion de réfléchir et prendre de la distance avec ces stéréotypes de beauté. En réinterprétant le conte, nous voulons aussi questionner la façon dont les mythes et les récits façonnent notre imaginaire et notre façon de voir le monde.
Écriture et mise en scène : Olivier Debbasch et Alessandra Puliafico
Scénographie : Aliénor Durand
Costumes : Clément Desoutter
Création sonore : Minouche Nihn Briot
Lumières et régie générale : Billy Rambaud
Interprétation : Léa Binsztok, Minouche Nihn Briot, Juliette Dubloc,
Camille Gélin, Félix Geslin, Paul Meynieux, Balthazar Monge, Charles Patault


Spectacle à partir de 14 ans
Production Les Assoiffés d’Azur
Coproduction Le Carroi (La Flèche), Scènes de Pays (Beaupréau-en-Mauges)
Avec le soutien du Quai CDN (Angers), Les Quinconces (Le Mans),
La Maison des Métallos (Paris), Le Super Théâtre Collectif (Charenton)

