Le Triomphe de l'Amour

Marivaux

« Malepeste ! De l’amour dans cette maison-ci ?

Ce serait une mauvaise auberge pour lui ; la sagesse d’Agis, d’Hermocrate et de Léontine, sont trois sagesses aussi inciviles pour  l’amour qu’il y en ait dans le monde ; il n’y a que la mienne qui ait un peu de savoir-vivre. »

Mise en scène : Paul Meynieux et Charles Patault

Dans Le Triomphe de L’Amour (1732) on redécouvre un Marivaux cruel, pessimiste, libertin et sadien. Nous ne sommes plus dans le « marivaudage » comme l’on dit, la petite intrigue amoureuse, mais dans une écriture qui sait mêler la comédie aux réflexions les plus profondes et les plus noires sur les relations humaines.

Voici donc Léonide, princesse de Sparte, détentrice d’un pouvoir usurpé par son oncle Léonidas sur le prince Cléomène. La jeune femme veut restituer ce pouvoir à l’héritier légitime de Cléomène, le jeune Agis, élevé en secret par le philosophe Hermocrate, lequel professe une vie austère et simple, loin des complications de l’amour.

Hermocrate a constitué une petite société organisée philosophiquement selon ses principes. On y jardine, on y fait de la musique, on y lit, on y boit et mange, mais on n'y aime point. L'Utopie d'Hermocrate tient à ce renoncement. L'harmonie règne au prix d'une mutilation.

Pour parvenir à ravir Agis, Léonide va devoir, travestie en homme et sous le nom de Phocion, s’aventurer sur les terres du philosophe, et tenter d’intégrer cette société, en utilisant ses charmes et en semant le désordre et le trouble dans le cœur de ses habitants. Se met alors en place une véritable machine infernale, où se révèle le Dom Juan féminin du théâtre français : Léonide.

Marivaux (1688-1763)

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est le dramaturge français du XVIIIème siècle le plus reconnu de nos jours, auteur de pièces incontournables dans le répertoire théâtral national (La Double Inconstance, L'Île aux Esclaves, Le Jeu de l’Amour et du Hasard, et tant d’autres, il en a rédigées plus d’une quarantaine !…), mais également de romans (La Vie de Marianne, Le Paysan Parvenu).

De tous les auteurs du temps des Lumières, Marivaux est celui dont l’image est désormais la plus éloignée de celle qu’avaient de lui ses contemporains qui, malgré son succès auprès du public, voyaient en lui un mondain, un homme des conversations de salons… Il faut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour qu’une pleine justice lui soit rendue. Ce sont les metteurs en scène et les acteurs, mais aussi les critiques, qui ont révélé son œuvre : celle d’un écrivain de génie, qu’on pourrait regarder comme notre contemporain.

Distribution

Léa Binsztok Hermidas

Olivier Debbasch Arlequin
Juliette Dubloc Phocion
Camille Gélin Léontine
Paul Meynieux Dimas

Balthazar Monge Agis
Charles Patault Hermocrate

Création lumière et régie Clément Ménard

Costumes Atelier Costumes du Studio Théâtre d'Asnières

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